- Souvenir
: c'est ici que Régis nous
- livrera
ses impressions lorsqu'il sera de retour. En attendant,
cette page sera celle du courrier des visiteurs de ce
site.
Les
photographies de Jean-Luc Bouchez prises lors de la
soirée surprise offerte à Régis par
son Club
N°
1 : Banderole d'accueil
N°
2 : Régis applaudit les membres du
club
N°
3 : Régis répond aux
questions
N°
4 : Une partie du public
N°
5 : L'autre partie du public
N°
6 : Jérome amuse
l'assistance
N°
7 : Régis présente sa
médaille
N°
8 : La médaille du Dakar
2002
N°
9 : Les hommes "bleus" (en l'occurence une femme et un
enfant)
N°
10 : L' homme "bleu"
-
Un
autre récit de Régis du vendredi 25 janvier
2002 :
Bonjour
à Tous,
Je voudrais
profiter de ce message pour remercier tous ceux qui m'ont
soutenu, notamment pour tous les mails reçus et
qui me sont parvenus malgré ces milliers de
kilomètres qui nous séparaient... ça
aide !
Les mails nous
étaient remis au départ de la
spéciale. Je m'arrêtais alors quelques
mètres plus loin pour en prendre connaissance,
puis je les gardais précieusement. Merci. Ils
m'ont tous suivi, même au
retour.
Anecdote : Je
viens de recevoir un mail d'un copain canadien. Si vous
ne m'avez pas vu à la télé en
France, lui a vu ma moto en feu, ils ont même
cité mon nom. J'espère qu'il aura
enregistré ! ce serait un sacré
souvenir...
Autre
information : Ce site va prochainement "changer de main".
Nous souhaitons lui donner un avenir...et ne manquerons
pas de vous tenir informés.
Encore Merci
à tous pour ces + de 2400 connections sur ce site
et surtout à son concepteur "Finn Ranska" à
Ramonchamp. Si vous avez un site à créer,
pas d'hésitation.
Régis
Les
photographies de Dakar par Denis Fourkal (le chiffre
entre parenthèses est l'ordre dans la
pellicule)
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-
Le
récit de Régis :
Après
avoir traversé la France et l'Espagne sous une
pluie battante, enfin nous embarquons pour l'Afrique.
Cette fois-ci plus d'assistance, je suis seul avec ma
moto avec pour seul objectif, DAKAR.
LE
MAROC
Le
Maroc, guère de changement, il pleut, il fait
froid, il faut dire que nous étions à plus
de 1000 mètres d'altitude.
Mais
au Maroc c'est déjà les premières
spéciales sur piste. Découverte de
nouvelles sensations sur ce type de terrain sur lequel je
n'avais jamais roulé avec ma moto. Ce n'est pas
une moto d'enduro, elle est beaucoup plus lourde, son
centre de gravité est beaucoup plus haut. Pas
question de mettre la poignée de gaz à
fond, Dakar est encore loin. ...
Je
découvre les premiers pièges de l'Afrique,
les pierres, les trous, des précipices
impressionnants, je dois m'habituer au roadbook et au GPS
(navigation par satellite) c'est difficile de piloter un
oeil sur la route et un sur le roadbook. D'autant qu'avec
les pièges qu'il y avaient il fallait toujours
anticiper le tracé.
Malgré
ces découvertes, tout se passe bien, je trouvais
tout cela facile et je me surprends à assimiler
très facilement les principes de
navigation.
Étonnant!
les montagnes avec les sommets enneigés. Je ne
m'attendais pas à cela. Mais il est vrai que
l'Atlas à des sommets élevés comme
nos Alpes.
Ce
qui était fatiguant plus que les spéciales,
c'était les grandes étapes de liaison sur
route.
Mon
premier bivouac. SURPRISE !!!!! mes frères
m'avaient offert une toile de tente légère
et pratique mais qu'il fallait fixer avec des piquets.
GAG...... pas facile de planter des piquets sur un
terrain d'aviation. J'ai lesté la tente par 4
grosses caisses à outils.
Et
oui, c'est sûr, c'est l'Afrique et le
système D qui commence.
Le
soir au bivouac, on se retrouvait pour manger à
toute heure.... self service toute la nuit... la
nourriture correcte est en abondance... mais le plus
difficile pour nous, manger par terre couché comme
les "romains".....
La
route continue...... vers la
Mauritanie....
Aux
traversées de villages, j'écarquille les
yeux........ c'est vraiment pittoresque... il y
règne une animation et un capharnaüm
incroyable. Les boucheries sont à ciel ouvert,
"bonjour les mouches".... l'huile de vidange est vendue
sur le même étalage. Enfin nous sommes des
années lumières de nos magasins hyper
structurés....
Je
me suis arrêté quelques fois pour me
désaltérer au "bistrot du coin", les gens
nous accueillaient à bras ouverts et très
chaleureusement.
Bien
m'en à pris de prendre le temps de faire un peu de
tourisme, car j'ai ainsi évité les
excès de vitesse relevés par l'organisation
du Dakar. OUF..... je passe au travers des
pénalités.
Ah
! autre piège à éviter, les animaux
qui errent en liberté et qui ne manquent pas de
traverser devant toi (mules, chèvres,
moutons).....
J'arrive
sans encombre au lieu dit "LE MUR" (frontière avec
la Mauritanie)
LA
MAURITANIE
Les
premiers kilomètres dans ce pays sont
particulièrement impressionnants, non par les
paysages mais par le danger représenté par
les mines. On doit passer par un itinéraire
très précis, dirigé par
l'armée, il ne faut surtout pas s'en
écarter, DANGER DE MORT.
Ce
qui m'a choqué, le dénuement et la
pauvreté qui y règnent. Bien sûr je
l'avais vu à la télévision, mais
cela ne reflète pas toute l'ampleur de cette
misère. Les enfants maigres avec des mouches
pleins les yeux.... des femmes qui essaient de cultiver
des terres arides.
A
un ravitaillement, j'ai offert ma ration de survie
à un mauritanien, il refuse et
préfère de l'argent.
C'est
étonnant mais c'est typique de
l'Afrique.
Bien
sûr la Mauritanie s'est aussi des paysages
splendides, grands canyons, désert de cailloux et
les dunes...... c'est aussi le début des
ennuis.....
Le
lundi 7 Janvier, réservoir percé, deux
pannes d'essence. Arrivé au bivouac, sans monter
la tente, je passe la nuit à colmater, en vain,
mon réservoir. Au matin ça fuit toujours et
je m'apprête à partir avec un bidon de 10
litres d'essence sur le dos. (Oui je sais c'était
interdit, car trop dangereux). Dix minutes avant le
départ, je jette un oeil sur le camion balai et
coup de bol, je vois la même moto que moi avec le
même réservoir. Je bondis vers le camion,
promets tout ce qu'il veut au chauffeur pour
récupérer le réservoir. Il accepte,
en un temps record je change mon réservoir et je
prends le départ dans les temps.
Soulagement,
je pense que tout va continuer sans problème. Que
nenni...
Mardi
soir, voulant optimiser mon parcours, je prends un cap
parallèle au tracé du roadbook pensant
gagner quelques minutes de sommeil. Bien m'en a pris....
je me paume en plein désert. Je m'arrête, je
respire un grand coup, j'essaie de ne pas paniquer...
c'est vrai, je l'avoue j'ai la trouille. S'il m'arrive
quoi que ce soit, je suis seul et pas de camion balai
pour me rattraper. Je repars, perds un peu de mon
pilotage et ma concentration et prends une gamelle
phénoménale..... la moto a fait un tonneau
par l'avant, 2 secondes pour apprendre à voler,
mais sans succès. Enfin pas de bobo ni pour moi,
ni pour la moto. Déflecteur cassé.
Je
retrouve enfin la bonne piste et arrive à bon port
à TIDJIKJA dans les temps.
A
j'oubliais ! au court de la journée, j'ai perdu
mon réservoir de secours à
l'arrière.
Mercredi,
sans encombre particulier mais la moto plafonnait sur le
90 km/h ? mystère !!!!! évidemment cela ne
m'a pas arrangé, j'arrive très tard au
bivouac donc, pas beaucoup d'heures de
sommeil.
Jeudi...
pensant avoir trouvé la panne de la moto,
j'embarque 4 ou 5 filtres à air, pour les changer
dans la journée. Que de temps perdu. D'où
vient le problème ? le soir, lumière j'ai
compris. Le réservoir sous la selle fuit et
l'essence coule dans le filtre à
air.
Vendredi,
journée marathon, je ne remplis pas le
réservoir sous la selle. J'utiliserai les
réservoirs avant et sac à dos avec
réserve d'essence. demi spéciale sans
problème, au ravitaillement les mauritaniens me
font le plein et moi je m'endors sur le bord de la route
pendant une heure en oubliant de fermer le robinet
d'essence.
Quand
je veux mettre en route, la moto prend feu ?????? Quelle
panique ! sable pour arrêter le feu. j'arrache le
réservoir et mets ma veste sur la moto pour
étouffer le feu. A ce moment là, Johnny qui
fait pointer son carton, vient me voir et fredonne
"allumé le feu" non ce n'est pas vrai, il n'y a
pas pensé. Il m'a dit exactement
:
-"
c'est con ! tu étais tout près de
l'arrivée."
C'était
sans compter sans ma farouche volonté de rallier
Dakar : j'évalue rapidement les
dégâts, constate que le faisceau
électrique et la bobine ont
brûlé.
En
un éclair je me souviens que 10 minutes avant un
camion Honda était passé : j'interpelle un
autochtone en 404 et lui demande de mettre le paquet pour
rattraper le camion. Après une courte
négociation (je rappelle en Afrique que tout
s'achète) nous partons à la poursuite de
mes pièces...le plus dur fut d'arrêter le
camion, en effet, le conducteur ne voulait pas
s'arrêter, craignant d'être agressé.
Un quart d'heure de course poursuite le camion
s'arrête enfin après que j'ai fait signe
avec mon casque pour lui montrer que je faisais partie de
la course. Sympa, le mécano me donne la bobine et
je retourne réparer.
Problème
: comment refaire le faisceau électrique en plein
désert sans câble ni cuivre, ni rien
?
Fils
de fer et scotch font l'affaire, "article 22 chacun se
démerde comme il peut"
J'ai
ainsi pu repartir pour rejoindre Dakar, je m'en tire
à bon compte : je suis toujours en course avec
seulement une heure de
pénalités.
Anecdotes
:
-
mon antennes GPS ayant brûlé, j'ai fais la
spéciale sans aide à la navigation ... j'ai
utilisé la vieille méthode, j'ai suivi les
traces.
-
au milieu d'une spéciale je rejoins un copain en
panne d'embrayage, attendant
désespérément une assistance qui
n'arriverait probablement jamais.
Pour
lui la course aurait dû s'arrêter là,
il se voyait ramené par la voiture
balai.
On
se penche sur le problème, démonte
l'embrayage et la j'ai l'idée de refaire un disque
supplémentaire en utilisant une boite de conserve
de ma ration, que je découpe et aplani avec des
moyens de fortune.
On
remonte l'embrayage ainsi bricolé... et super,
ça fonctionne. Mon copain arrive à rallier
le bivouac où il peut changer l'embrayage et
rallier Dakar.
J'arrive
enfin à la frontière avec le
Sénégal pour prendre le bac. Là
encore, discussion, négociation...
décidément rien n'est gratuit et il n'y a
pas de tarif établi.
Je
rallie ainsi Dakar en ayant de cesse que d'écouter
le bruit de mon moteur à l'affût du moindre
bruit suspect, je suis presque au bout, j'ai vraiment
peur du dernier petit pépin.
Enfin
Dakar, c'est dingue comme ça peut être
pollué, c'est irrespirable par endroit. Au
détour d'un virage, l'hôtel Méridien,
l'arrivée, les gens qui demandent des autographes,
et mes copains qui m'acclament. Là, fini le
bivouac, il faut trouver soi-même
l'hébergement : j'ai squatté la chambre
d'hôtel de mes copains.
Grand
moment d'émotion - Repos et douche bien
mérité - Dans la soirée je retrouve
enfin le plaisir de prendre un repas à table...je
dévore... tout en double !!
Le
dimanche c'est une formalité pour le plaisir :
spéciale le long de la mer et autour du lac Rose,
puis podium et médaille... c'est comme à la
télé... les larmes dans les
yeux.
Dernières
anecdotes : lors de l'embarquement des malles, j'ai
laissé toutes mes affaires dedans et me suis
retrouvé avec pour unique bagage, mon short, mon
tee-shirt et mes papiers (surtout mon billet
d'avion).
L'horaire
de ce billet de retour était prévu pour
mardi à 15 H, il a encore fallu négocier
durement pour prendre le vol de Denis et Xavier à
23 h le lundi soir.
- LA
GALERIE DES BEAUX GOSSES
Lundi
31.12.2001 après-midi : rappel de ce que
j'écrivais hier soir dimanche : Demain
lundi 31, cette page s'ornera de la photographie d'un
beau jeune homme : le vainqueur du jeu "cherchez l'erreur
de la page d'accueil".
Eh
bien cette attente si cruelle pour vous est
terminée. Le valeureux gagnant est Bernard
Defranoux qui coule des jours heureux depuis 20 ans avec
Sabine, sa tendre épouse également cousine
de Régis.
La
réponse : Régis court sur une Honda et en
page d'accueil, il est représenté en
Yamaha.
Une
photographie, ce n'est pas comme un homme, ce n'est pas
facile d'en trouver une qui a toutes les qualités.
4, 3, 2, 1
VOICI
LE JEUNE HOMME :